Regards de physicien(ne)s 2014

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PROGRAMME

vendredi 7 février 2014 de 11h30 à 18h

Au CNAM, amphi Paul Painlevé, 292 rue Saint Martin – Paris 3e

Entrée libre

  • 11h30 – La découverte du Boson de Higgs : et après ?
    Sandrine Laplace

Un demi-siècle. C’est le temps de gestation du Boson de Higgs, imaginé par F. Englert, P. Higgs  (Prix Nobel 2013) et R. Brout en 1964, et finalement né dans le LHC du CERN en juillet 2012. Un demi-siècle d’une aventure humaine et technologique unique, a laquelle ont pris part les 6000 physiciens des collaborations ATLAS et CMS co-auteurs de cette découverte. Si l’existence du Boson de Higgs permet de résoudre le problème de la masse des particules élémentaires, elle pose aussi de nombreuses questions telles que le problème de la hiérarchie de la masse du Boson de Higgs ou le lien possible entre champ de Higgs et inflation, auxquelles s’ajoutent d’autres mystères de l’univers comme la matière noire et l’énergie noire. La production de dizaines de milliers de Bosons de Higgs au LHC dans les prochains décennies offre ainsi un nouveau champ de recherche pour tenter de répondre a ces questions.

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Sandrine Laplace est chargée de recherche au CNRS au Laboratoire de Physique Nucléaire et des Hautes Énergies de Paris. Elle est membre de la collaboration ATLAS du CERN.

  • 14h00 – Exploration et manipulation du vivant avec des nano-aimants
    Claire Wilhelm

Les nanotechnologies ont récemment fait leur entrée dans le secteur de la médecine et semblent devenir des acteurs incontournables pour proposer de nouvelles solutions diagnostiques, élaborer des traitements innovants, ou encore favoriser la régénération des tissus. Parmi ces nouvelles technologies, les nanoparticules magnétiques ouvrent de nombreuses perspectives : elles sont visibles au plus profond de l’organisme par IRM (Imagerie par Résonance Magnétique), peuvent se comporter comme des sources de chaleur pour « bruler » des cellules malades, et sont  pilotables à distances par des aimants. Leur taille nanométrique leur permet d’interagir avec le vivant, aux plus petites échelles de l’organisme, et de s’insérer au cœur même des cellules.
Les nanoparticules magnétiques offrent donc au physicien les outils pour tenter de relever un des défis de la science d’aujourd’hui : pouvoir manipuler le vivant. Les applications seront multiples pour la médecine de demain; pour le diagnostic (nano-traceurs IRM), pour la thérapie (nano-médicaments magnétiques, nano-destructeurs tumoraux) ou encore pour la réparation tissulaire (tissus magnétiques …).

Claire Wilhelm est directrice de recherche au CNRS, a reçu la médaille de bronze du CNRS en 2011 et poursuit ses recherches au laboratoire Matière et Systèmes Complexes, unité de recherche mixte CNRS – Université Paris Diderot.

  •  15h00 – Conférences par les lauréats des prix jeunes chercheurs de la Société Française de Physique
    Anne-Florence Bitbol (prix SFP-Michelin)
    Sébastien Leurent (prix SFP-Guinier)

  • 16h15 – Neutrinos supraluminiques : particules, physiciens, journalistes, qui va le plus vite ?
    David Larousserie

Les informations scientifiques au sommaire des 20 heures à la télé, des spots radio ou à la Une des journaux sont rares.  A fortiori lorsqu’il s’agit de recherches en physique. Alors que s’est-il passé le vendredi 23 septembre 2011 ?  Une particule, la tête d’Einstein et le concept de vitesse de la lumière ont été propulsés sur le devant de la scène médiatique. Retour sur un événement médiatico-scientifique et les leçons à en tirer sur le fonctionnement de la science et des médias.

David Larousserie est journaliste scientifique au journal Le Monde

 

  • 17h15 – La physico-chimie révèle l’histoire des œuvres d’art
    Philippe Walter

Un usage croissant de nouvelles technologies d’analyse physico-chimiques permet de fournir aux spécialistes du Patrimoine culturel de nombreuses informations nouvelles sur la datation, la conservation et la nature des œuvres d’art. Cette communication permettra d’explorer comment des accélérateurs de particules et des instruments miniaturisés utilisant des rayons X conduisent à de nouvelles formes de recherche interdisciplinaire.

Philippe Walter est directeur de recherche au CNRS et directeur du laboratoire d’archéologie moléculaire et structurale (CNRS-Université Pierre et Marie Curie). Il est également professeur au Collège de France, titulaire de la chaire annuelle d’Innovation technologique – Liliane Bettencourt pour l’année 2013-2014. Ses recherches se sont portées sur l’emploi d’outils d’analyses pour révéler le développement d’une chimie pour la santé et la beauté durant l’Antiquité ainsi que l’élaboration de nouveaux matériaux de peinture, par exemple durant la Renaissance. Ancien élève de l’Ecole normale supérieure de Lyon, docteur en géochimie à l’Université Paul Sabatier de Toulouse en 1993, il a reçu en 2008 la médaille d’argent du CNRS et en 2010 à Philadelphie, le prix Franklin-Lavoisier.

 

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Publié dans SFP-Paris